dimanche 30 octobre 2011

Commence par regarder ton blog, avant de critiquer celui de ta voisine

Il m'arrive parfois de me rendre sur l'un de mes blogs favoris et de me dire :

 

Tiens, pas de nouvel article... Hé bah on se laisse franchement aller sur le blog de Machine* !

 Qu'est-ce que je vais donc bien pouvoir faire, moi, pendant mon temps de trajet (je ne vais quand même pas lire un vrai livre quand même !!!) ?!

 

* Ne le niez pas, les blogs intéressants sont toujours tenus par des filles.


Et puis je me rappelle tout à coup que, oui, c'est vrai, moi aussi j'ai un blog, et que moi aussi il est un peu en jachère ces temps-ci.


Heureusement, grâce au présent article, et à ces réflexions constructives, tout est réparé.

 

Je vais pouvoir refaire un tour de mes blogs favoris, et déplorer, avec ma bonne conscience pour moi, l'absence d'activité littéraire récente de certaines de mes consœurs de la blogosphère (OUF !).

Il y a une 1ère fois à tout (a dit un jour un grand sage chinois)

Mon amie Cristie, par exemple, c'est la première fois qu'elle a un bébé.

 

Moi, c'est la première fois que j'achète un vêtement de bébé.

 

Et je crois franchement que des deux, j'ai hérité de la tâche la plus compliquée... 

 

Il a fallu que je mène une enquête minutieuse avant de me lancer dans cette aventure, parce que, figurez-vous que dans ce monde inconnu de moi des boutiques pour enfants, nombreux sont les pièges textiles qui vous guettent (je ne parle même pas des talents d'esquive que vous devez déployer face aux déboulées de marmots aux coins des allées et autres projections de poussettes). 

 

Il ne s'agirait pas, en effet, d'acheter :

- un baby grow sans boutons le long des jambes pour changer la couche de Bébé (désolée d'entrer dans ces considérations triviales),

- un manteau de taille 9 mois, alors que quand Bébé aura cet âge, ce sera canicule days (sauf, bien sûr, si le Ciel a décidé de nous offrir un bis repetita du magnifique temps de l'été dernier, auquel cas vous aurez eu l'idée du siècle),

- un petit chemisier blanc 100 % coton, fichu en l'air dès la première régurgitation de Bébé...

 

Finalement, j'ai opté pour une petite robe rose à pois marrons, so chic, et si facile à assortir avec un sous-pull et des collants marrons également (parfois je me fais peur).

 

Et comme j'ai bien l'intention de renouveler l'expérience un jour prochain, j'ai bien sûr opiné du chef lorsque la vendeuse m'a proposé la carte de fidélité du magasin.

 

Pour tout dire, j'ai même eu un court instant d'hésitation lorsqu'après m'avoir demandé mon adresse, elle m'a demandé si j'avais des enfants... 

 

On perd vite tout repère dans de tels endroits ! 

mercredi 26 octobre 2011

Moi et mon radiateur

... jusqu'à hier on n'était pas très amis.

 

C'est-à-dire que moi, j'aurais bien aimé qu'il marche, vu le rafraîchissement automnal des températures, et que lui, visiblement, tout ça le laissait plutôt froid (notez l'excellent jeu de mots).

 

Ce serait cependant mal me connaître de croire que j'allais me laisser abattre pour si peu : Ce radiateur ne me défiera pas bien longtemps ! me suis-je intérieurement exclamée.

 

Et j'ai mobilisé dans la foulée mon sens pratique le plus aigu pour résoudre ce délicat problème de chauffage que le destin avait décidé de placer à l'improviste en travers de ma vie, (le fourbe !).

 

J'avais en main ces trois indices parfaitement objectifs :

 

- le chauffage vient tout juste d'être remis dans l'immeuble,

- la colonne de mon radiateur est chaude,

- mon radiateur est froid.

 

Il ne m'a pas fallu alors plus d'une minute, forte de ma petite expérience en plomberie/chauffage, pour diagnostiquer le problème : mon radiateur, après s'être bien reposé tout l'été, avait besoin d'être purgé.

 

Certains se diront peut-être, à ce moment du récit : Wahou, qu'elle est forte cette fille, je n'aurais jamais pensé à ça, moi !

 

Mais ne vous méprenez pas , je n'ai pas beaucoup de mérite dans tout ça.

 

J'ai juste eu la chance de naître dans une famille ou les compétences en matière de bricolage étant grosso modo limitées au remplacement de piles de télécommande, au perçage de trous dans le mur -et encore, pas tous les murs-, et, précisément, à la purge des radiateurs, je suis devenue sans trop de mal assez experte dans ces différents domaines (mon esprit n'a pas eu l'occasion de se disperser, au détriment d'une véritable qualité d'intervention manuelle, dans l'apprentissage du changement de douilles de suspension, du raccordement de l'évier à l'évacuation, de la réalisation de glacis acrylique, ou encore de la vitrification de parquet).

 

Une fois la cause du problème identifiée, il ne me restait plus qu'à le résoudre.

 

Je me suis donc employée à chercher, sur mon radiateur, le purgeur destiné à évacuer l'air qui l'empêchait de fonctionner correctement. L'opération semblait plutôt simple de prime abord, mais j'ai rapidement déchanté lorsqu'après m'être attaquée à la seule vis accessible de mon radiateur, j'ai constaté qu'aucun résultat ne s'en suivait.

 

J'ai alors mis à contribution d'abord mes parents, puis mon frère, et enfin, en désespoir de cause, l'nesemble de  l'internet mondial, pour me venir en aide, et c'est d'ailleurs à cette dernière occasion que j'ai découvert qu'il existait des sites très bien faits à destination de tous les bricoleux du dimanche, dotés comme moi d'au moins trois mains gauches, avec accès à des vidéos de démonstration.

 

Pourtant, malgré toutes ces sources d'informations, ce fameux purgeur restait toujours aussi introuvable, et mon radiateur toujours aussi froid...

 

J'ai donc décidé d'attendre patiemment le lendemain matin pour demander à ma gardienne ses précieux conseils, en sa qualité fortement présumée d'experte des radiateurs de l'immeuble.

 

Et ce matin, après m'avoir d'abord indiqué qu'une voisine qui avait essayé de purger son radiateur seule, sans l'aide de professionnels, avait provoqué toute une inondation, puis que c'était bizarre que mon radiateur ait besoin d'être purgé alors que, normalement, seuls les radiateurs situés au dernier étage doivent l'être pour que tout fonctionne normalement, elle m'a gentiment demandé : et vous avez bien vérifié le thermostat ?

 

Le thermostat ? Ah ben non en fait, peut-être pas, je lui ai répondu d'un ton évasif en tentant de disparaître dans les rainures du carrelage qu'elle était précisément en train de laver...

 

Enfin, toute cette histoire pour dire que j'ai peut-être beaucoup perdu en crédibilité auprès de ma gardienne, mais que par contre, j'y ai indéniablement gagné en chauffage !  

 

samedi 22 octobre 2011

Ce qu'il y a de bien avec la raclette

... c'est que même quand il n'y en a plus, il y en a encore ! 

 

Bien sûr, il y en a encore quand on n'a pas tout mangé, c'est évident (j'ai beau être blonde, j'avais compris, merci).

 

Mais même lorsqu'on a tout mangé, eh bien, il en reste encore malgré tout.

 

Du moins, chez moi.

 

Il en reste sur les murs, il en reste sur les rideaux, il en reste sur la moquette, et il en reste sans doute aussi sur mes vêtements...

 

Bien sûr, on ne s'en rend pas compte sur le coup.

 

Il faut sortir quelques instants de chez soi (par exemple pour descendre la poubelle ou aller acheter une baguette) puis revenir subrepticement pour surprendre l'odeur de fromage fondu qui, visiblement, se plaît tellement dans votre intérieur, qu'elle a décidé de rester encore quelques temps vous tenir compagnie.

 

Même le pire des amnésiques se souvient nécessairement, à ce moment précis, que Ah oui, c'était raclette hier !

 

Tout ça pour dire qu'hier, c'était raclette party chez moi... et que j'en profite encore aujourd'hui ! 

vendredi 21 octobre 2011

Facebook m'a tuer

Cela peut sembler bizarre, mais sur Facebook je suis quelqu'un d'un peu différent de la réalité.

 

Attention, je ne cherche pas à me faire passer pour une rock star un peu junky sur les bords, ou pour un top model de l'agence Elite en pleine gloire anorexique (j'aurais trop peur de me faire griller par mes contacts Facebook), mais quand même, je ne suis pas tout à fait moi.

 

Pour faire vite, sur Facebook, je suis :

 

- plus intelligente (la voie écrite me protège d'un certain nombre d'incongruités que je suis tout à fait susceptible de sortir à l'oral),


- plus glamour (je n'ai encore jamais mis de photos de profil de moi en mode zombie-fin-de-soirée-cheveux-en-pétard-et-sourire-de-travers ou en mode j'ai-40-degrés-de-fièvre-le-teint-verdâtre-et-je-vais-bientôt-mourir),


- plus fun (si je commente, c'est pour faire quelque brillant trait d'esprit, sinon je m'abstiens),


- et aussi plus silencieuse (si vous avez bien suivi).

 

 

Bref, mon double Facebook, c'est un peu moi mais en plus. En bigger than life en fait.

 

Et c'est sans doute ce qui me permet aujourd'hui de ne pas me retrouver sous la barre socialement honteuse des 200 faux amis Facebook (Dieu m'en préserve !).

 

Du coup, pour bien distinguer ce moi virtuel glorieux, de mon moi un peu moins reluisant de la vraie vie, ce double Facebook, j'ai fini par le baptiser d'un autre nom que celui qui figure depuis un petit nombre d'années dans mon acte d'état civil et pour lequel, soit dit en passant, je ne suis pas pour grand chose.

 

Mais voilà, ce dédoublement de personnalité n'a pas trop plu à Mark Zuckerberg.

 

Je savais déjà qu'il n'avait pas toujours été très cool avec ses potes d'Harvard (j'ai vu The social network l'an dernier), mais j'ignorais qu'il avait décidé de s'en prendre aux adhérents de son site...

 

Bon, il lui a fallu à peu près un an pour pister l'escroquerie et m'adresser un message qui, en substance, donnait à peu près ça :

 

ATTENTION, nous avons détecté que vous utilisiez un faux nom. Si vous continuez, on vous supprime votre compte, parce que chez Facebook, on a une éthique de transparence et on n'aime pas les gens qui s'enregistrent sous un faux nom. Veuillez entrer votre vrai nom maintenant, s'il vous plaît, merci bien.

 

J'ai bien sûr commencé par faire la brave en ignorant consciencieusement cet avertissement, et j'ai saisi à nouveau mon nom de faussaire, en me disant que le Facebook, il était sans doute bien trop bête pour se rendre compte que je faisais juste semblant de mettre mon vrai nom mais qu'en fait je rééditais la supercherie.

 

Et tout compte fait, il était bien moins bête que ce que je pensais...

 

Un nouveau message est apparu sur la page d'accueil du site, et vu le ton, j'ai commencé à avoir peur que Mark Zuckenberg téléphone à la police et qu'ils viennent supprimer manuellement mon compte Facebook, après m'avoir extorqué mes codes d'accès au cours d'une séance de torture, et qu'ils finissent par saisir mon ordinateur et aussi deux trois trucs qui leur plairaient bien chez moi (comme mon Toblerone par exemple).

 

C'est comme ça que j'ai fini par plier, et que mon double Facebook s'est vu contraint d'abandonner son nom de scène pour reprendre mon bon vieux patronyme familial.

 

Désormais, je vis dans la hantise du jour où Facebook m'enverra un nouveau message pour m'informer que la photo d'arrosoir à fleurs qui me fait office de photo de profil n'est pas suffisamment ressemblante...

lundi 17 octobre 2011

Comme un vent de folie...

  • un professeur de SVT de 33 ans qui joue du sabre japonais contre la Police à Bourges,
  • un informaticien de 45 ans qui prend en otage la directrice du Pôle Emploi du XIe arrondissement, et son adjoint,
  • un homme de 53 ans qui tente de s'immoler à la CAF de Rubelles, en raison d'un "litige sur le remboursement d'un médicament".

 

...

 

 

Bloggueuse de 26 ans, j'hésite sérieusement à aller me défenestrer à l'agence SNCF du boulevard Saint Michel (puisque, apparemment, il faut faire dans l'originalité maintenant).

vendredi 14 octobre 2011

Eh bien lavez maintenant !

Avant-hier soir, j'ai reçu mes collègues chez moi pour une chouette soirée.

 

En fait, à l'origine, je devais les recevoir le jeudi de l'Ascension, mais il s'est avéré que les parents de Ludovic revenaient pile à ce moment-là de Suède, alors j'ai accepté on a décidé de reporter.

 

J'avoue que ce changement de programme ne m'aurait pas trop dérangée si je n'avais pas déjà fait en partie mes courses, et si je n'avais pas du coup été obligée de m'enfiler toute une barquette familiale de filets de poulet pendant les deux jours qui précédaient mon départ en week-end, date de péremption oblige...

 

Mais bon, j'aime bien le poulet.

 

Puis, il y a eu juillet et août, et tout le monde est parti en vacances. 

 

Puis, il y a eu septembre, et tout le monde est rentré et a dû se réadapter aux régulations de trafic du métro, aux difficultés relationnelles avec la concierge, et même aux dossiers (on avait un peu oublié ce que c'était en fait). 

 

Et puis, octobre est arrivé et on m'a dit : Au fait, ce dîner, c'est pour quand ?!!

 

Ils avaient l'air tellement d'y tenir, mes collègues, sans doute parce que leurs soirées ne sont pas bien drôles lorsque je suis hors du champ de la caméra de leur vie, que j'ai fini par fixer ça au 13 octobre.

 

Et le 13 octobre, comme les parents de Ludovic avaient cette fois décidé de rester en Suède, nous avons passé une excellente soirée tous ensemble.

 

J'ai raconté comment l'examinatrice qui m'avait refusé pour la 5ème fois le permis est morte écrasée sous un arbre ; Camille s'est moquée des gens qui regardent Patrick Sébastien ; nous avons repris notre vieux débat sur est-ce que DSK est vraiment un pervers ou pas...

 

Et puis aussi, nous avons bien mangé et bien bu. 

 

Bref, une vraie soirée réussie ! Celle que quand tu t'endors le soir, tu te dis que ça valait le coup de passer quelques heures à faire les courses nécessaires, à cuisiner, à remettre ton appartement en ordre et à traverser Paris avec deux chaises pliantes Conforama sous le bras pour que tout le monde ait de quoi s'assoir...

 

Oui, mais voilà, on oublie un peu trop vite là où le bât blesse. 

 

C'est lorsque l'on se réveille le lendemain, que l'on se dirige pas très frais vers la cuisine pour se préparer un petit déjeuner salvateur, et que tout à coup on (re)découvre ces HORRIBLES piles de vaisselle sale qui débordent de toutes parts... 


      vaisselle sale

 

... ces assiettes, ces flûtes de champagne, ces casserolles, ces verres à vin, ces plats, ces couverts, qui semblent vous narguer depuis l'évier : 


Vous vous êtes bien amusés ??! Eh bien, lavez maintenant !!


Les vicieuses, elles savent très bien que tout le monde est parti et qu'il n'y a plus que vous pour faire cette vilaine besogne...

 

Mais bon, tout vient à point à qui sait attendre : un jour, j'aurai un lave-vaisselle, et rira bien qui rira le dernier !